

Quel est le constat de départ
à cette refonte du réseau de bus ?
« Tout d’abord ceci : notre agglomération dispose d’une offre
de mobilité plutôt exceptionnelle pour sa taille, elle a de
bons résultats sur les déplacements doux comme le vélo et
la marche à pied, mais sur le bus, nous sommes moins bons !
Les enquêtes montrent que ce mode n’occupe que 5 % des
déplacements. Certes, c’est une fréquentation équivalente
à la moyenne des agglomérations comparables, mais nous
pouvons mieux faire. Avant même le changement, je constate
que l’offre actuelle n’est pas suffisamment connue. Dans des
réunions avec les commerçants, j’entends dire par exemple
« ah bon ? il y a une navette électrique qui part du parking-
relais Jean Moulin ? » Nous avons de bons services qu’il
faudrait déjà mieux faire connaître ».
Quelle est l’ambition de la refonte
du réseau de bus ?
« La première ambition est de donner une alternative
à l’usage de la voiture - les gens sont demandeurs – de
façon à réduire le transit automobile dans l’unité urbaine
centrale et permettre ainsi à la ville de mieux respirer.
Le bus n’est pas la seule solution et peut se combiner avec
les autres modes (vélo, train, covoiturage…). Mais le
bus est un outil majeur du déplacement pour beaucoup
de gens et notamment les plus jeunes. Huit millions
de voyages sont comptabilisés chaque année. Nous
avons l’objectif d’ici 2025 de faire progresser de 30 %
la fréquentation du bus avec cette modernisation du
réseau, tout en restant à coût constant ».
Sur quoi peut-on jouer
pour maintenir les coûts ?
« Nous avons renégocié les accords d’entreprise avec la
régie RTCR. Une autre économie vient de la suppression
de lignes qui ne fonctionnent pas ou de doublons. Nous
allons aussi nous appuyer sur la complémentarité
avec d’autres modes de transport comme le ferroviaire
avec la nouvelle halte à La Jarrie qui ouvre mi-
décembre 2016. La gare de Châtelaillon a également
un potentiel de développement. Nous allons aussi
travailler sur une meilleure connaissance du réseau
avec une simplification tarifaire et des outils internet
et mobiles permettant de s’informer plus facilement.
L’augmentation du nombre de passagers qui paient leur
abonnement ou leur ticket entre aussi, bien sûr, dans ce
calcul du coût constant pour un meilleur service ».
Brigitte Desveaux
Vice-présidente de
la Communauté
d’Agglomération chargée
du Transport et de la
Mobilité.
POINT COMMUN
LE MAG DE L’AGGLO DE LA ROCHELLE
19