

Depuis plus de 18 ans,
il fait bouger les lignes à la tête
de l’aéroport de La Rochelle-
Ile de Ré. Plus qu’un « simple »
directeur, Thomas Juin est un
expert reconnu par ses pairs
dans son domaine.
Un professionnel aguerri qui
trace sa route avec conviction.
Texte : Maud Parnaudeau • Photo : Fred Lelan
S
on bureau est tout au bout du couloir. Dernière
porte à gauche. Un bureau à l’image de
l’homme, sobre et discret. Dans son fauteuil,
Thomas Juin scrute le tarmac. Adolescent, il rêvait de
fouler les pistes comme pilote de ligne. « Vous avez vu
ce que j’ai sur les yeux ? ». Des lunettes. Fin de non-
recevoir. De vision, il n’en a pourtant pas manqué après
18 ans passés à la tête de l’aéroport de La Rochelle-
Ile de Ré, réussissant à multiplier par cinq le nombre
de passagers. « L’objectif était d’atteindre 50 000
passagers. Nous en accueillons aujourd’hui plus de
200 000 ». « Le résultat d’un travail d’équipe », tient-il à
préciser. Personne n’imaginait un tel développement
à son arrivée en 1997. À 29 ans, il est alors le plus jeune
directeur d’aéroport de France. Jeune mais pas novice.
« Une expérience de cinq ans comme consultant
spécialiste du transport aérienm’a permis deme forger
une solide opinion sur les perspectives du secteur ».
Faire le Buzz
Pour l’aéroport de Laleu il a déjà en tête un projet
stratégique qui fera mouche lors de son entretien
d’embauche. « J’avais deux objectifs : relier l’aéroport
à un hub
(ndlr : plate-forme de correspondance
aéroportuaire)
». Ce qui a été fait avec la liaison
vers Clermont-Ferrand, raccordée ensuite à Lyon.
« Et développer la clientèle internationale. Ce que
nous avons réussi avec Buzz vers Londres, puis vers
d’autres destinations, en misant sur les compagnies
low cost. Nous étions précurseurs à l’époque. Les
élus de la CCI de La Rochelle m’ont fait confiance ».
Développer l’activité aéroportuaire dans une ville
Thomas Juin
à ciel ouvert…
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