Professeur des Universités à La Rochelle depuis 1998 et fondateur du laboratoire LIttoral Environnement et Sociétés (LIENSs), Gérard Blanchard a déjà exercé deux mandats à la présidence de La Rochelle Université, de 2008 à 2016. Élu pour un troisième mandat le 20 janvier 2025, il s’attend à quatre années intenses… Texte : Elisabeth Schwartz Photo : Pierre Meunié Vous étiez le seul candidat en lice pour cette présidence. Comment l’expliquezvous ? Gérard Blanchard : « Encore plus exigeante et hautement managériale, la fonction, au-delà du pilotage académique, implique de gérer des défis budgétaires croissants et d’endosser des responsabilités de plus en plus lourdes, qui demandent un fort engagement et une certaine expérience. En plus de réorganisations internes pas encore pleinement appropriées par tous, notre université fait face, comme ailleurs, à une augmentation des charges sans ressources suffisantes. Une part importante des financements repose désormais sur des appels à projets, y compris pour des missions de service public, compliquant la planification Gérard Blanchard Renforcer le rôle-clé de l’Université à moyen terme et les recrutements. Dans ce contexte de fragilité, je souhaite solliciter une expertise externe pour un audit, afin d’identifier des pistes d’amélioration et de redonner toute sa place au débat et à la démocratie universitaire ». Vous avez quitté vos mandats à la Région et à la Communauté d’Agglomération. Pourquoi ? « Je voulais être pleinement disponible et éviter tout conflit d’intérêts dans les décisions ou les financements impliquant l’université. Toutefois, j’ai choisi de conserver une mission sur la biodiversité au sein de l’Agglomération, en lien avec mon expertise de chercheur écologue. C’est désormais Mathilde Roussel, Vice-présidente en charge du Projet Alimentaire de Territoire, qui a la passionnante mission de mettre en place et coordonner les actions du projet La Rochelle Territoire Zéro Carbone. Le Développement durable et le Plan Climat Air Energie ont été confiés à Guillaume Krabal, Vice-président déjà en charge de l’eau potable ». « NOUS DEVONS FORMER À L’ESPRIT CRITIQUE, APPRENDRE À RAISONNER, À REMETTRE EN QUESTION. L’UNIVERSITÉ DOIT ÊTRE UN LIEU D’INTELLIGENCE. » 26 ENTRETIEN AVEC
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