POINT COMMUN N°117 - AVRIL > JUIN 2021

POINT COMMUN LE MAG DE L’AGGLO DE LA ROCHELLE 25 N°117 grâce aux bactéries épuratrices qui les colonisent. Chaque étape du processus d’épuration est soumise à des contrôles. L’Agglo procède à un suivi rigoureux et permanent de la qualité des eaux reje- tées. Dans le cadre de la crise sanitaire de la COVID-19, elle fait partie des 150 struc- tures intercommunales qui analysent leurs eaux usées pour détecter des traces de virus et ainsi mieux anticiper l’évolu- tion de l’épidémie au niveau local. « Nous avons été parmi les premiers volontaires pour effectuer ces prélèvements » , se fé- licite David Baudon. LE SAVIEZ-VOUS ? L’Agglo est également en charge du « grand cycle » de l’eau. Elle gère les eaux pluviales urbaines et participe à la gestion des eaux de ruissellement et des milieux aquatiques et à la prévention des inondations (GEMAPI). Cela comprend l’aménagement de bassins hydrographiques, l’entretien et l’aménagement des cours d’eau, canaux, lacs ou plans d’eau, y compris leurs accès ; la défense contre les inondations et contre la mer ; la protection et la restauration des sites, des écosystèmes aquatiques, des zones humides et des formations boisées riveraines. 150 LITRES D’EAU POTABLE CONSOMMÉS PAR JOUR ET PAR PERSONNE EN FRANCE : 7 % pour la cuisine et la préparation des repas 10 % pour la vaisselle 12 % pour laver le linge 40 % pour l’hygiène (bains et douches) 20 % pour les sanitaires (environ 6 litres d’eau à chaque chasse d’eau) 5 % pour le nettoyage de la maison 6 % pour l’arrosage du jardin et le nettoyage extérieur L’EAU, UN ÉLÉMENT CLÉ DE LA NEUTRALITÉ CARBONE Parce qu’ils ont la capacité de capter et de séquestrer le dioxyde de carbone, l’océan et les marais sont des alliés pour réduire la concentration de CO2 dans l’atmosphère et donc réguler le climat. En maîtrisant tout le cycle de l’eau, l’Agglo peut assurer une protection et une préservation optimales de ces milieux. Elle peut aussi développer les circuits d’économie circulaire pour limiter son empreinte carbone. C’est le cas quand elle fait transformer les boues d’épuration en compost qui est ensuite épandu sur des terres agricoles. C’est le cas également quand les sables récupérés dans les stations d’épuration et lors du nettoyage des réseaux d’eaux usées sont traités pour être réemployés par les chantiers de travaux publics. Toujours dans cette logique de réemploi, une expérimentation est actuellement menée au pôle épuratoire de Marsilly pour voir comment il serait possible de réutiliser les eaux épurées afin d’irriguer des terres agricoles, les espaces verts, les terrains de sport et le golf, et ainsi économiser l’eau prélevée dans le milieu naturel. EN CHIFFRES L’assainissement • 11,7 millions de m 3 d’eaux usées traités par an • 73000 foyers raccordés à l’assainissement public collectif • 1300 km de réseaux • 209 postes de pompage • 9 stations de traitement • 20000 tonnes de boues produites par an

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