Point Commun n°105 - janvier 2018

Pourquoi l’Agglomération a-t-elle décidé de se doter d’une stratégie touristique? « Longtemps les élus ont considéré que l’attractivité de l’agglomération rochelaise était « naturelle ». La question touristique n’était pas traitée comme politique publique. Il était même presque inconvenant d’en parler en tant que telle. Il se trouve que la loi a transféré la promotion du tourisme des communes aux intercommunalités. Pour exercer au mieux cette nouvelle compétence nous devions nous doter d’une véritable stratégie. C’était indispensable car le tourisme est un secteur de premier plan : c’est à la fois un vecteur d’attractivité et de dynamisme économique, une filière qui crée des emplois, et un outil d’aménagement du territoire. Notre objectif est de rendre la destination « Agglomération de La Rochelle » encore plus performante. ». Qu’a révélé le diagnostic touristique du territoire réalisé en 2015? « Il a montré des atouts indéniables mais un problème de structuration de l’offre avec des acteurs qui avaient tendance à travailler chacun de leur côté. Il a aussi pointé une offre d’hébergement peu diversifiée avec trop peu d’offres insolites et de places en hôtellerie de plein air, un patrimoine historique insuffisamment valorisé, et une offre de mobilité, en particulier vélo, qui doit être renforcée et valorisée auprès des touristes. Nous avons été surpris de constater le peu d'intérêt des touristes de Nouvelle-Aquitaine pour La Rochelle. » Concrètement, comment cette stratégie va permettre de rendre l’agglomération de La Rochelle plus attractive pour les touristes? « Nous devons nous différencier en terme d’image. Il nous faut mieux analyser et connaître les attentes des visiteurs, développer des offres de qualité et ciblées pour les inciter à allonger leur séjour. Il faut aussi, bien entendu, mettre à niveau le territoire en matière d’hôtellerie de plein air. Mais cette stratégie, portée par la Communauté d’Agglomération, n’a de sens que si les communes jouent le jeu en réalisant des aménagements. Par exemple, pour développer le vélotourisme, il ne suffit pas d’aménager des pistes cyclables. Il faut proposer des services et hébergements adaptés. Une politique tourisme ne se bâtit qu’avec des équipements sur le terrain et la mobilisation de tous les acteurs concernés. Globalement, nous devons mieux tenir compte du tourisme dans nos projets. » Jean-Louis Léonard Vice-président de la Communauté d'Agglomération en charge de la stratégie touristique, Maire de Châtelaillon-Plage POINT COMMUN LE MAG DE L’AGGLO DE LA ROCHELLE 17

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